02 juillet, 2014

Le déposant de la semaine 21

Semaine 21/2014, toutes classes confondues. La France revient à ses origines avec un premier déposant pour du vin (Vins de Pizay, 14 demandes), suivie par de la coutellerie (Roldan, 12 demandes). Signe des temps ? un seul grand groupe (Crédit Immobilier de France) dans les cinq premiers. Pas de français parmi les premiers déposants en marques communautaires. Les jus de fruits arrivent en premier (SC Intermark srl), suivis par des desserts et yoghourts (Bakoma Sp). Très peu de marques inter (36) dont quatre de Novartis qui est donc en tête.

29 avril, 2014

LE déposant de la semaine 16/2014

Toutes classes confondues : en marques françaises DALKIA (performance énergétique) prend la tête avec 14 demandes (dont bien sûr quelques ECO quelque chose), à égalité avec SAPEC AGRO (phytosanitaire en classe 5). En marques communautaires, nouvelle poussée de SAMSUNG Electronics, mais aussi de LG. DANSK SUPERMARKED arrive en 2ème postion. Ils sont talonnés par la cosmétique avec EVELINE et BEIERSDORF.

21 avril, 2014

Les déposants de la semaine - semaine 15/14

La société nouvelle Eurosanit (robinetteries) relance son activité avec 28 demandes d'enregistrements de nouvelles marques françaises (classe 11) fin mars. Eurosanit avait été mise en liquidation fin 2012. Cette même semaine, ETAM lance une grande déclinaison de "bulleuses" : paresseuse, luxueuse, loveuse, lézardeuse, joyeuse, joueuse, grignoteuse, dorloteuse, crapuleuse, clubbeuse, boudeuse et... FAB BULLEUSE. On a hâte de faire leur connaissance... En marques communautaires, Samsung electronics dépose 15 nouvelles marques essentiellement en classes 09 et 07. En marques internationales, Novartis étend des marques suisses, comme Bulgari. On note également des dépôts de Japan Tobacco en classe 34.

Les déposants de la semaine - semaine 14/14

Semaine 14/2014, toutes classes confondues : en marques françaises MAX HAVELAAR avec une étrange série (12) de marques semi-figuratives, suivi de près (11 demandes) par IRATI Int., laboratoire BtoB de compléments alimentaires et produits cosmétiques. Les classes les plus demandées sont 35, 41, 42, 38 et 09. En marques communautaires LG et Samsung devancent L'OREAL, mais c'est une société espagnole de jouets qui prend la 3ème place, les classes 35 et 09 restent en tête. En marques inter, BULGARI et JAPAN TOBACCO sont à égalité en tête. La classe 33 est la plus demandée, suivie des classes 3, 30, 32 et 34.

08 avril, 2014

Les déposants de la semaine - relevé semaine 13/2014

Toutes classes confondues : en marques françaises VEOLIA avec 52 notices dont 43 pour Veolia transport (mises à jour du titulaire TRANSDEV) ; en marques communautaires grosse poussée de LIDL en classes alimentaires, les classses 09 et 35 restant toutefois largement en tête des mises à jour. En marques internationales (registre complet ), bien que les classes 09 et 35 soient ici aussi en tête, c'est Mondelez Europe qui devance les autres déposants. Le snacking a encrore de beaux jours...

03 avril, 2014

À quoi joue-t-on ?

La classe 28 (enregistrement de marques) protège les jeux et les jouets. En ces périodes dites de crise, est-elle représentative de notre vocation à jouer ou promouvoir les jeux et surtout quelles indications nous donne-t-elle sur les préoccupations ludiques de nos contemporains, français, européens ou internationalement ? Brève analyse du comportement des entreprises dans ce secteur.
Un secteur apparemment bien portant.
Le secteur, en termes de dépôts de marques, se porte plutôt bien. Avec un peu plus de 67 500 notices, les dépôts de marques de jeux et jouets se classent en marques françaises à la 19ème place des classes d’enregistrement, mais aussi à la 8ème place des classes de produits. Le classement est encore “meilleur” en marques communautaires, puisque les 60 486 notices placent les jeux et jouets en 16ème position de l’ensemble des classes de dépôts, 6ème pour les classes de produits, alors que sur le registre international (registre complet), elle n’occupe que la 25ème place (30 000 notices sur un total de presque 595 000).
À quoi joue-t-on vraiment ?
Mais une analyse plus fine montre toutefois que la vocation principale de la classe est peu valorisée. En effet, parmi les dépôts les plus récents, seulement 2 % revendiquent exclusivement la classe 28, contre 7,5 % pour les marques les plus anciennes. D’où la question à quoi joue-t-on vraiment ?
En marques françaises, si le premier déposant (690 notices) est Hasbro, les suivants sont plus diversifiés. Deuxième position : Endemol (652 notices) qui ne fait pas vraiment de jouets mais produit beaucoup -de jeux- sur nos écrans. Troisième : la Française des Jeux (539 notices). Et oui, on le dit bien, l’argent encore l’argent. Enfin, au pied de ce podium, France Telecom dont 232 enregistrements revendiquent cette classe. La classe 28 semble en fait couvrir surtout des jeux d’argent et s’adapter aux nouvelles technologies. Parmi les déposants les plus récents, toujours en marques françaises, on relève en effet French TV (13 demandes d’enregistrement en cours, producteur de jeux télé et de systèmes interactifs télévisuels), suivi du football club de Rouen et du Stade Toulousain ! La démonstration prend tout son sens sur le registre des marques internationales (revendiquant ou non la France). Qui se protège dans les jeux et jouets à l’international ? Les constructeurs automobiles en premier lieu. Ils occupent les trois premières places du registre avec respectivement 299 notices pour BMW, 265 pour Volkswagen et 201 pour Daimler (sur un total de 30 000 enregistrements). Le quatrième n’est pas dans l’auto, mais pas loin : Shimano. Poussons jusqu’à la 5ème position, qui trouve-t-on ? Audi, et oui.
Le registre communautaire confirme la tendance. Premier de la classe, Novomatic (machines à sous et jeux de casinos) avec presque un millier d’enregistrements. Ce qui lui vaut d’ailleurs également la première place du classement sur les trois registres confondus. Deuxième en marques communautaires : WWE, organisateur américain de matches de catch, et gestionnaire des droits médias qui vont avec. Quand on sait également que cette société n’a que 4 marques françaises et aucune internationale, on se sent pousser des envies d’analyse sur l’usage de la marque communautaire, mais c’est une autre histoire. Troisième Disney. Enfin, nous retrouvons des jeux et des jouets en 4ème et 5ème positions avec respectivement Nintendo et Mattel.
Que dit le classement général (trois registres confondus) ? 1er Novomatic, 2ème Endemol, 3, 4 et 5ème positions pour BMW, Volkswagen et Daimler. Il faut atteindre la 6ème place pour trouver Ubisoft.
Si la classe des jeux et jouets sert apparemment beaucoup aux droits dérivés, à quoi est-elle associée ?
Une classe "dérivée" ?
Sans grande surprise, même si la justification juridique reste à démontrer, la classe 25 (vêtements) arrive en tête sur l’ensemble avec 46 à plus de 52% d’associations suivant les registres. Tendance d’ailleurs nettement plus marquée sur les marques les plus récentes. Suivent assez naturellement, vue la nature actuelle des jouets, la classe 09 (appareils et instruments scientifiques, incluant les logiciels de jeux)  et la classe 41 (éducation et divertissement), ainsi que, pour des raisons historiques sans doute, la classe 16 (produits de l'imprimerie), surtout en marques françaises, associée à 54% des dépôts contre seulement 37,5 en marques communautaires. Malgré la forte présence des constructeurs automobiles, notamment dans les marques internationales, la classe 12 n’est associée, dans ce registre, aux marques de la classe 28 que dans moins de 20% des cas.
Une autre explication à la présence de titulaires non spécialisés dans les premières places est aussi sans doute liée à la dispersion des déposants. En marques internationales, les dépôts réalisés uniquement en classe 28 représentent 24% des notices les plus récentes.
Dans ce même registre, on compte (toujours sur les plus récentes demandes ou enregistrements) moins de 14% de particuliers. En marques communautaires, ces derniers sont à peine plus. Un peu moins de 15%. En marques françaises, ils atteignent un record à 40% !
Sources INPI - Saegis - Demoniak

31 mars, 2014

Bon Apetiz

Dans le cadre de la dématérialisation du titre restaurant, validée par décret le 07 mars dernier, Natixis Intertitres, acteur depuis 30 ans de ce marché, a confié à Demoniak le soin de nommer sa proposition.
Simplicité d'utilisation et plaisir de la pause ont encadré le cahier des charges, tout en restant dans l'univers réservé à ce titre de paiement destiné à l'alimentation, sans pour autant se cantonner à la seule restauration traditionnelle.
Apetiz vient de voir le jour, sous forme de carte dans un premier temps, déclinée en termes de communication : apetiz minimiz les frais des entrepri(z) et optimiz le temps des affiliés. Associée à un site et à un compte dédié pour le bénéficiaire, Apetiz utiliz également toutes les nouvelles technologies.
Une création Demoniak, marque et nom de domaine.
Photo http://www.apetiz.com





beneficiaire

Le déposant de la semaine 12/2014

Semaine 12/2014, toutes classes confondues : en marques françaises Bio Aromes e-Liquides, 36 demandes d'enregistrements en classe 34 (la nouvelle vie des "tabacs") ; en marques communautaires Ubisoft avec 271 notices ! (l'évolution des jeux) et en marques internationales (registre complet ) Novartis avec 67 notices principalement en classe 5. L'avenir du naming serait-il entre les jeux et le médical ?

28 mars, 2014

Jolies séries

La dernière mouture des publications au BOPI (Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle n° 2014-12 du 21/03/14) nous apporte une très belle série montrant les vraies préoccupations, non pas des politiques malgré l'entre-deux tours des municipales, mais des producteurs de jeux et d'émissions.
La question semble être de connaître les goûts des français, ou de nous en tenir informés. Le schéma global des marques est donc toujours le même : "le (ou la) XXXX préféré des français". Été 2012, Morgane Groupe publie deux demandes en marques françaises (classes 9, 16, 38 et 41) sur "le film préféré des français" et "le plat préféré des français". Le plat, c'est peut-être un peu large, mais le filon culinaire est bon. En septembre 2012 on s'intéresse donc à "la recette préférée des français" et à "la cuisine préférée des français". La nouvelle année (janvier 2013) ouvre les portes de "l'animal de compagnie préféré des français", "le chien préféré des français", "le chat préféré des français", "l'artisan préféré des français", "l'objet préféré des français", "l'invention préférée des français" et "la chanson préférée des français".
Fin décembre 2013, Morgane Groupe avait ajoute "le château préféré des français" et "le monument préféré des français".
L'idée fait son chemin puisque la liste vient d'être complétée (demandes du 28 février 2014). À quoi les français s'intéressent-ils donc vraiment ? Et bien nous aurons sans doute un jour le plaisir de savoir quels sont :
- le bistrot, la plage, le restaurant, l'hôtel, le gîte, le commerçant, le pâtissier, le couturier, la maison d'hôtes, l'atelier, le peintre, l'artiste, le sportif, le prénom, l'agriculteur, la ferme, le port et le phare... préféré(s) des français.
Pourquoi pas l'emploi, le lac, l'arbre, la fleur, le poète, l'animale de ferme, l'animal sauvage, l'oiseau, le poisson, la viande, le dessert, la boisson, la pièce, le moment, l'odeur, la couleur, le nom, le marin, le montagnard, la station de ski (ou de radio), la chaîne de télé, la blague... Tiens, oui, qu'elle est la blague préférée des français ?
Peut-être celle de déposer des marques à forte distinctivité ? Et comme tous ces noms sont enregistrés pour les plus anciens et vont donc l'être pour les plus récents, si l'INPI les valide, comment les instituts de sondage vont-ils présenter les résultats de sondages sur un de ces thèmes et sur un des supports concernés par les classes revendiquées ? En tout cas, à leur place, j'irai vite proposer mes services à Morgane, il y a de l'étude dans l'air...

liste des marques concernées :
4072426    Le bistrot préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072436    La plage préférée des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072438    Le restaurant préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072445    L'hôtel préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072447    Le gîte préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072454    Le commerçant préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072456    Le pâtissier préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072460    Le couturier préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072463    La maison d'hôtes préférée des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072494    L'atelier préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072501    le peintre préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072503    L'artiste préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072509    Le sportif préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072517    Le prénom préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072550    L'agriculteur préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072552    La ferme préférée des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072577    Le port préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4072578    Le phare préféré des français    9, 16, 38, 41    28/02/2014    Marque française
4054047    Le monument préféré des français    9, 16, 38, 41    09/12/2013    Marque française
4054049    Le château préféré des français    9, 16, 38, 41    09/12/2013    Marque française
3978303    L'artisan préféré des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978304    La chanson préférée des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978305    Le chat préféré des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978306    Le chien préféré des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978307    L'invention préférée des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978308    L'objet préféré des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3978309    L'animal de compagnie préféré des français    9, 16, 38, 41    24/01/2013    Marque française
3946996    La cuisine préférée des français    9, 16, 38, 41    14/09/2012    Marque française
3946997    La recette préférée des français    9, 16, 38, 41    14/09/2012    Marque française
3939099    Le plat préféré des français    9, 16, 38, 41    01/08/2012    Marque française
3939100    Le film préféré des français    9, 16, 38, 41    01/08/2012    Marque française

De l'intérêt d'un bon conseil (ou de la peur de manquer)...

Pourquoi déposer, qui plus est dans toutes les classes de produits et de services, le même jour, la série de marques communautaires, verbales uniquement, suivante :
- centro destra italiano
- il centrodestra italiano
- il centro destra italiano
- centrodestra italiano
- ilcentrodestraitaliano

Outre l'intérêt très relatif des marques, surtout en fonction des classes revendiquées, la question se pose franchement de comprendre la motivation au regard du droit des marques de différencier par l'absence ou la présence d'espaces ou d'un article une seule et même expression.
Mais ça a au moins le mérite de nourrir le registre, particulièrement sur quelques classes moribondes comme celles des armes à feu (?), des fils à coudre, des instruments de musique et des ficelles (qui peuvent être utiles en politique).
Le coût d'un dépôt communautaire dans 45 classes ne doit pas freiner le titulaire. La rumeur publique dit qu'il a les moyens. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un certain Silvio Berlusconi. En personne.

20 février, 2012

10 juin, 2010

cohabitation de noms de domaines dépourvus de distinctivité

Il peut sembler intéressant de posséder et d'utiliser un nom de domaine tout à fait générique et descriptif de son activité, comme a pu en témoigner le succès commercial de sexe.com.
Toutefois, tout comme pour les marques, la protection d'une telle dénomination est très difficile voire impossible. En effet, l'égalité dans les moyens de la concurrence empêche quiconque de s'approprier un terme courant, descriptif ou indispensable. Et dans le cas d'un nom de domaine, l'extension ne suffit pas à identifier une entreprise plutôt qu'une autre.
C'est ainsi que la Cour a autorisé la cohabitation des noms hoteldecharmetoulouse.com et hotelsdecharmetoulouse.net, le pluriel et l'extension de l'un ne rendant pas le nom pour autant distinctif.

25 février, 2010

Créer une marque disponible sur Internet

Créer une marque et un nom de domaine peut paraitre d'une extrême complexité au regard des chiffres.
Avec plus de 192 millions de noms de domaines enregistrés selon Verisign, dont 84 millions de .com et 1,6 million de .fr (soit plus que de mots dans la langue française), tout semble "pris". Mais l'arbre cache la forêt car combien sont en réalité utilisés ?
Toutefois l'exercice de création reste difficile, nécessitant de faire preuve non seulement d'imagination, mais aussi d'une bonne connaissance du cadre juridique pour éviter tout souci et contourner les problèmes apparents. Le naming reste un métier.

19 février, 2010

Protection des marques sur Internet, du nouveau ?

L'ICANN propose de nouvelles méthodes de protection des droits, notamment en vue de la création de nouvelles extensions. Parmi ces éléments, deux concernent plus particulièrement les droits liés aux marques.
Tout d'abord, la création d'une TM Clearinghouse, base de donnés de noms de marques, qui devrait faciliter des procédures rapides telles que l'URS (Uniform Rapid Suspension).
Signalons ensuite le PPDRP (Post Delegation Dispute Resolution Procedure). Ce mécanisme facilite le recours d'un tiers lésé par une exploitation non conforme d'une extension spécifique. En clair, disons simplement que si des producteurs de fruits, en particulier de pommes, obtiennent et utilisent un .apple, on ne peut rien leur dire. Par contre, s'ils décident ensuite, toujours sous cette extension, de commercialiser des ordinateurs ou de la musique en ligne, l'exploitation pourra être stoppée par le détenteur de la marque. Assez logique finalement.

18 février, 2010

Enregistrer en marque un nom de domaine ?

DIAL-A-MATRESS, distributeur de matelas sur Internet, a fait la demande d'enregistrement auprès de l'office américain des marques et brevets (USPTO) de la marque mattress.com (littéralement matelas.com).
La demande fut refusée, la marque proposée n'étant pas suffisamment distinctive :
- mattress désigne directement des produits de la société
- l'extension .com est inopérante car elle n'apporte pas non plus d'éléments de distinctivité.
Rappelons que le principe de spécialité des marques, entre autres, interdit de protéger des signes descriptifs de l'activité ou du service concerné. Par ailleurs, l'aspect original et distinctif d'une marque est apprécié dans son ensemble, considéré comme indissociable. En l'occurrence, l'association des termes mattress et .com n'apporte aucun élément de distinctivité.
La conclusion principale de l'affaire étant aussi liée à l'utilité très relative d'enregistrer une marque se terminant par une extension internet.

Qui veut gagner des millions au .tv ?

Une nouveau nom de marque est souvent associé à une ou plusieurs adresses url (ou noms de domaines). Le choix de l'extension est alors primordial. et il n'y a pas que le .com qui soit recherché...
Le .tv est l'extension des îles Tuvalu, situées dans le Pacifique. Une extension très populaire et quasiment mondiale, TV étant l'abréviation de "télévision" dans de nombreuses langues. Très convoitée par les chaines de télévision, cette extension est également très appréciée par l'industrie pornographique.
En 2000, la gestion et la revente de cette extension ont été cédées par le gouvernement des Tuvalu à la société DotTV, une filiale de VerySign, pour la modique somme de 50 million de dollars américains... Un véritable jackpot pour ce micro état, aussi pieu et peu peuplé que le Vatican, mais aussi l'un des plus pauvres du monde.
Si la manne financière fait parfois débat par sa provenance (sites pornographiques notamment), l'argent récolté a permis d'améliorer de nombreuses infrastructures et de faire s'envoler le PIB. Et chacun sait depuis Vespasien que l'argent n'a pas d'odeur...

La provocation... Wine not ?





S'il est un univers ou le nom de marque a pris et prend de plus en plus d'importance, entre appellations plus ou moins bien appréciées et reconnues et étiquette pour séduire et fidéliser le consommateur, c'est bien celui des vins (à consommer avec modération).

Une tendance se confirme et s’affirme dans ce monde en compétition : rebaptiser et sortir des sentiers battus pour mieux parler à cet acheteur occasionnel qui fait toujours plus défaut, ce néophyte du vin plus sensible au marketing qu’à l’AOC !

Si beaucoup de viticulteurs valorisent toujours les dimensions « terroir et tradition », au risque de se perdre dans des marques sans distinctivité réelle, d’autres n’ont pas peur de jouer sur un registre moins conventionnel, à l’export comme en France. Et en termes de provocation, nous avons relevé quelques grands crus !

Pour commencer, en Angleterre vous pourriez retrouver sur votre table un vin pourtant bien français répondant au nom lui très anglo-saxon de « Bitch ». Étiquette rose et police élégante, le nom s’affiche si fièrement qu’il en ferait presque oublier son sens peu orthodoxe. Shocking ? Pas tout le monde apparemment, c’est un franc succès pour ce Côte de Provence qui d’après les spécialistes ne démérite d’ailleurs pas. Autre Cocorico pour le moins irrévérencieux, c’est cette fois outre-atlantique, où les Américains peuvent ouvrir un bonne bouteille de Fat Bastard ! Le vin français le plus vendu au Etats-unis. Autre succès de marque « décalée » le vin Frogs’s piss qui à travers une grivoiserie toute anglaise fait une référence à sa provenance, sans se prendre au sérieux ! Mais la palme de l'auto dérision revient sans doute à ARROGANT FROG, dont le personnage se décline avec un humour extraordinaire de son Languedoc natal jusqu'à l'autre bout du monde, Asie comprise, et dans toutes les couleurs.

Des succès qui au-delà de noms provocateurs très accrocheurs bénéficient également de l’aura toujours prestigieux qui entoure les vins français, réputés de qualité. Pourtant en France aussi on peut boire du « Vin de merde », dans le Languedoc chez le restaurateur qui l’a lancé pour promouvoir les vins de sa région, à moins que vous ne préfériez le rouge qui tâche version branchée, un bon « RED PIF » bio et de chez nous… Enfin des étiquettes qui marquent ! Sans doute plus faciles à retenir et repérer. N'est-ce pas le rôle fondamental de la marque ? À votre santé ! (Et à suivre…)


08 février, 2010

Différence subtile entre deux noms de marques

La création de marques courtes est souvent problématique car elles sont évidemment proches de nombreux termes pouvant contenir les lettres qui les composent.
Toutefois, les différences visuelles, même minimes, prennent d'autant plus d'importance que le signe est restreint en taille. Ainsi les marques S-HE et SHE ont été jugées différentes par le TPI, le trait d'union faisant ressortir la première lettre, créant une différence entre les deux signes suffisante pour que l'une ne porte pas atteinte à l'autre...

Faible distinctivité des noms de marques

Dans une décision de la cour d'Aix En Provence, les marques SAVEURS DE GARRIGUE et GRANDE GARRIGUE ne sont pas considérées comme l'imitation l'une de l'autre. En effet, le vocable garrigue n'a pas été jugé suffisamment distinctif pour désigner des vins méridionaux.
C'est donc l'impression d'ensemble qui sera appréciée. L'une touche au goût, l'autre à l'étendue du terroir. L'impression est donc distincte ! Le terme garrigue n'est pas suffisant pour créer une marque forte sur des produits méridionaux, ne désignant finalement qu'un paysage commun à la région. Un vocable trop répandu reste faible, car, rappelons-le, la marque doit permettre d'identifier l'origine, en terme de "fournisseur", du produit ou du service qu'elle nomme.

Peut-on décliner ses marques sans risques ?

Nouveau venu dans la gamme Apple, l'Ipad déchaine les passions... et les controverses.
Bien que déclinaison naturelle des marques de la Pomme, telles que iPod, iPhone, iTunes, iPhoto et iMac, d'autres industriels revendiquent la propriété du nom du dernier né de Steve Jobs.
iPhoto avait été négocié avec Cisco, détenteur d'une marque antérieure pour des produits de téléphonie sur IP. iPad donnera-t-il lieu à des accords avec Fujitsu, STmicro electronics et Siemens (détenteur d'Arpad) ? Il est peu probable qu'on le sache, ces accords étant généralement confidentiels. Toutefois l'affaire est intéressante à suivre, ne serait-ce que pour savoir si la proximité iPod <=> iPad est un argument ou pas.
À suivre

20 janvier, 2010

Une extension personnalisée

L'extension du Monténégro, le .me prend du galon. À l'instar de FaceBook qui vient de créer fb.me comme lien d'accès par le téléphone mobile. Fort de cette promotion, il est à prévoir que son usage (250.000 noms réservés à ce jour) va s'étendre. Il convient donc, notamment pour les services ou produits destinés à une certaine personnalisation (le .me pouvant rappeler en anglais l'équivalent de .moi), comme par exemple les services bancaires, d'assurance ou d'aide à la personne, de protéger préventivement ou de surveiller ses marques pour éviter tout litige. Une procédure extra-judiciaire meDRP a par ailleurs été créée, permettant aux titulaires de marques estimant qu'un enregistrement porte atteinte à leurs droits de demander le transfert auprès d'experts en droits des marques. Les décisions prises à ce jour ont d'ailleurs quasiment toutes conclues à un transfert du nom en faveur du demandeur, victime de cybersquatting.

07 octobre, 2009

Sur Internet c'est tout pour moi !

Ce n’est pas Vous, c’est MOI ! Et sur Internet, c’est moi, c’est mon nom de domaine !

Ça ne vous a pas échappé, le web est inondé de site commençant par le plus personnel des pronoms, et pas seulement par MySpace. En quelques clics, on peut se connecter à MyCoke, My IBM, My Renault… L’augmentation des sites empruntant ce pronom « my » est une suite logique de l’irrésistible tendance dans le monde des nouvelles technologies, à toujours plus d’individuation. Une tendance consacrée par les succès d’Ipod ou de TiVo.

Le dénombrement de ces nouveaux noms de site web dénote la volonté des entreprises à proposer une connexion « one to one » et illustre combien les entreprises désirent être intimement connectées aux consommateurs et prouver ainsi que loin d'être des entreprises impersonnelles, elle sont proches de leurs clients et soucieuses de leur identité personnelle. Elles l'ont bien compris, les consommateurs sont souvent trop considérés dans leur ensemble. Les consommateurs sont pourtant et avant tout, des individus qui à travers l'acte d'achat cherchent à exprimer leur propre individualité. Et c'est dans la droite ligne de cette quête identitaire que les MY, extensions logiques de cette stratégie identitaire, abondent sur la toile.

05 mars, 2009

Paysange, la nouvelle marque-gamme de la fromagerie Milleret

Pour désigner l'ensemble de ses différents produits, Milleret la fromagerie familiale de Charcenne a choisi la marque-gamme Paysange. Mêlant les mots pays, paysan et ange, ce nom créé par Demoniak nous plonge dans un univers de tradition, de nature et de douceur. Il incarne les valeurs de la société Milleret : savoir-faire, humanité, amour et respect de la nature.

04 mars, 2009

Coca-Cola ne sera plus Classique !


Mardi noir de l'histoire de la boisson mythique, le 23 avril 1985 devait sonner le glas du bon vieux Coca-Cola pour faire place à ce qui devait devenir le goût du XXIème siècle, le "New Coke". Nouveau nom, nouvelle formule, le rejet fut immédiat. Les américains ne s'y retrouvant pas exigèrent qu'on leur rende leur Coca-Cola. Et moins d'un mois plus tard, la formule originelle faisait son retour sous le nom de "Coca-Cola Classic" ou "Classic Coke". Coca-Cola Company l'annonce, presque un quart de siècle après l'une des plus célèbres mésaventures du marketing, le terme classic va bientôt disparaitre.

20 ans de marques déposées

En 1988 naissait Demoniak. Cette même année marquait le début d'un fort dynamisme de dépôts de marques en France par la voie nationale. Comment les déposants, les secteurs d'activité, les classes ont-ils évolués au rythme de notre société ?

Protéger ma marque et mon nom de domaine


Les droits de la propriété intellectuelle s'appliquent à plusieurs domaines : les noms de marques, les droits patrimoniaux d'auteur et les bases de données, les conceptions, les licences, la concurrence deloyale/le délit de commercialisation trompeuse, le secret d'affaire/la confidentialité.


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03 mars, 2009

Créer la valeur de la marque


La marque est génératrice de valeurs : valeur commerciale bien sûr, mais aussi et surtout valeur affective de fidélisation et d'appartenance. Au-delà même des modes qui s'affichent et qui passent, les marques développent leur propre langage, indispensable aux consommateurs que nous sommes.
Pérenne par définition, la marque vit au-delà du temps et nous fournit les repères nécessaires face à une offre pléthorique et des tentations ou des besoins grandissants. Rendre hommage aux marques et une nécessité, car sans elles notre quotidien serait bien terne.

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Un bon nom de marque : des qualités multiples

Un nom crée des images positives, suscite la curiosité, développe l'imagination et ouvre la porte vers un nouvel univers. Ces qualités sont spécialement importantes pour un nom de marque. A cela s'ajoute qu'il doit indiquer le positionnement du produit ou du service.
Ils ont besoin d'être modernes, sans non plus tomber systématiquement dans la tendance du moment qui, par définition, ne durera pas.
Une dimension internationale est également devenue indispensable à l'heure de la mondialisation.